Comment l’OMS, Gates et BlackRock veulent prendre le contrôle du monde

Beatrix von Storch. (Photo mad)

par Beatrix von Storch,* Allemagne

(10 octobre 2023) Largement ignorée du public, l’«Organisation mondiale de la santé» s’emploie à étendre considérablement ses pouvoirs et à s’octroyer un contrôle étendu par des moyens détournés. Beatrix von Storch, vice-présidente de l’«Alternative pour l’Allemagne» au Bundestag, révèle les milliardaires américains qui sont derrière tout cela et qui a acheté qui.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) travaille actuellement sur une initiative globale de prévention des pandémies, qui comprend un traité sur les pandémies1 et des modifications des réglementations sanitaires. Ces décisions devraient être prises au plus tard en mai de l’année prochaine. Il est important de comprendre que le traité sur les pandémies n’est qu’une partie du problème. Les changements apportés à la réglementation sanitaire internationale sont plus dangereux. Alors que le traité sur les pandémies doit être ratifié en tant que nouvelle loi internationale, les changements apportés aux règles sanitaires internationales s’appliquent automatiquement à tous les membres de l’OMS, à moins qu’ils ne s’y soustraient explicitement.

Les fondations Rockefeller, Gates et Bloomberg contrôlent la santé mondiale

Les acteurs puissants de la santé mondiale ne sont pas des gouvernements élus, mais trois fondations privées: la Fondation Rockefeller, la Fondation Bill & Melinda Gates et Bloomberg Philanthropies. La Fondation Rockefeller, dotée de 5 milliards de dollars, est de loin la plus petite, mais aussi la plus ancienne des trois. La Fondation Gates est dotée de 40 milliards de dollars américains et Bloomberg Philanthropies de 50 milliards de dollars.

Ces fondations sont non seulement étroitement liées à l’Organisation mondiale de la santé, mais aussi aux grandes sociétés pharmaceutiques et financières, ainsi qu’au secteur de la recherche. Elles combinent investissements, financement de la recherche, lobbying politique, conseils en matière de politique et, bien sûr, relations publiques.

Bill Gates et Michael Bloomberg collaborent depuis des décennies. Une étape importante de leur coopération a été le rassemblement informel de milliardaires à l’Université Rockefeller en 2009. Cette réunion, rapportée par NBC, était organisée par la Fondation Bill & Melinda Gates.2 Bloomberg était déjà maire de New York à l’époque.

L'Université Johns Hopkins était également impliquée

Bloomberg a rejoint la campagne «Giving Pledge» lancée par Gates, encourageant ses amis super-riches à investir ensemble dans des projets. La collaboration entre Bloomberg et Gates s’est concrétisée par le lancement d’une campagne internationale de lutte contre le tabagisme visant à modifier la législation dans de nombreux pays.

Le président de la Fondation Rockefeller est le Dr Rajiv J. Shah.3 Avant de prendre la tête de la Fondation Rockefeller, il a travaillé à la Fondation Bill & Melinda Gates. Il y était chargé d’explorer de nouvelles possibilités de financement pour le programme d’immunisation de la fondation, dans le but de «remodeler l’industrie mondiale des vaccins».

Au sein de ce réseau, l’Université Johns Hopkins fonctionne comme une sorte de think tank géant. La devise de l’université est éloquente: «Quand l’ambition rencontre l’opportunité, tout est possible». L’Université Johns Hopkins abrite la «Bloomberg School of Public Health». En son sein se trouve le «Bill & Melinda Gates Institute for Population and Reproductive Health» [Institut Bill et Melinda Gates pour la population et la santé reproductive]. La somme totale des dons de Bloomberg4 à l’université s’élève à 3,5 milliards de dollars, tandis que la Fondation Gates a donné 1,5 milliard de dollars. En outre, l’Université Johns Hopkins fait partie d’un réseau de 25 universités5 et instituts de recherche qui coopèrent avec le géant pharmaceutique Pfizer dans le cadre du réseau Pfizer’s Center for Therapeutic Innovation (CTI).

L’un des points forts de ce réseau est le développement de vaccins à ARN. Pendant la pandémie de Covid, l’Université Johns Hopkins a gagné en importance grâce au «Coronavirus Resource Center»,6 qui aurait fourni des données sur les infections en temps réel, constituant ainsi la base de données qui a permis de justifier de nombreuses mesures du Covid-19.

Big Pharma et Big Finance vont de pair

Tout comme l’Université Johns Hopkins, la Fondation Rockefeller est membre du «Centre d’innovation thérapeutique» de Pfizer. Leur coopération remonte à plusieurs décennies. Il y a quelques années seulement, la lumière a été faite sur les chapitres les plus sombres de cette collaboration. En 2019, un juge américain a autorisé une action en justice contre la Fondation Rockefeller et l’Université Johns Hopkins par les victimes d’une expérience médicale.

Toutes deux avaient, en collaboration avec une entreprise pharmaceutique, infecté un millier de personnes de la syphilis au Guatemala7 dans les années 1940, à l’insu des personnes concernées, afin de tester les effets de la pénicilline. 83 personnes sont mortes des suites de cette expérience. L’histoire des expériences humaines menées par Big Pharma s’étend jusqu’à un passé récent. Sous le couvert d’une mission d’aide humanitaire, Pfizer a testé un antibiotique aujourd’hui interdit sur des enfants au Nigeria en 1996,8 entraînant la mort de onze enfants et causant des dommages physiques à 189 autres.

Big Pharma est étroitement lié à Big Finance. Pfizer elle-même, ainsi que les autres grands fabricants de vaccins AstraZeneca et Johnson & Johnson, appartiennent aux trois grandes sociétés financières BlackRock, Vanguard et State Street. (Les mêmes grandes sociétés financières que RFK Jr. a désignées comme propriétaires du complexe militaro-industriel, comme l’a rapporté «Gateway Pundit».)

Ces investissements ont été largement récompensés. Pendant la crise du Covid-19, les bénéfices de Pfizer ont plus que triplé,9 passant de 9 milliards de dollars en 2020 à 31 milliards de dollars en 2022, grâce également à l’étroite collaboration entre Pfizer et la Commission européenne.

Bill Gates minimise son rôle, mais il en joue un

Au cours des vingt dernières années, la fortune personnelle de Bill Gates a plus que doublé,10 passant de 50 à 108 milliards de dollars. La législation fiscale américaine favorise les activités philanthropiques des milliardaires. Un don d’un milliard de dollars équivaut à un avantage fiscal de 390 millions de dollars. Ainsi, les activités prétendument caritatives de Bill Gates sont financées à près de 40% par le contribuable.

Michael Bloomberg est un autre milliardaire qui s’est aventuré des coulisses à la scène politique. Ses ambitions politiques ont culminé avec sa candidature à l’élection présidentielle de 2020 pour les démocrates. Bloomberg a dépensé 188 millions de dollars pour sa candidature à la présidence. Mais sa tentative d’acheter la présidence a échoué lamentablement, car les Américains se souviennent encore du régime réglementaire vert que Bloomberg a cherché à mettre en place en tant que maire de New York. Le tabagisme dans les parcs, les restaurants et les bars, ainsi que les grands contenants pour les boissons sucrées, ont tous été interdits. Bloomberg a construit des pistes cyclables alors que le nombre de New-Yorkais vivant sous le seuil de pauvreté ne cessait d’augmenter. Après l’échec de sa campagne présidentielle, Bloomberg a déplacé ses ambitions au niveau international. Il est désormais «ambassadeur mondial de l’OMS» pour les maladies non transmissibles.

Le 3 février 2021, Bloomberg et le président de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, ont publié un article d’opinion sur la chaîne d’information «Bloomberg», intitulé «Stopper la prochaine pandémie, cela commence dès aujourd’hui».11 Ils y déclarent: «La pandémie est au premier plan de l’attention, et il est essentiel d’utiliser ce sentiment de traumatisme et d’urgence pour commencer à mettre en place les systèmes qui nous prépareront à la prochaine pandémie.»

Le président de l’OMS soutient le réseau

La question n’est pas de savoir si la prochaine pandémie surviendra, mais quand elle surviendra. C’est également la position de Bill Gates, qui a consacré un livre entier à ce sujet, intitulé «How to Prevent the Next Pandemic» [Comment prévenir la prochaine pandémie]. Il y propose une sorte de police mondiale des pandémies, baptisée GERM-Team12 – «Global Epidemic Response and Mobilization» [Réponse aux épidémies et mobilisation au niveau mondial] – qui pourrait intervenir à tout moment.

En 2021, la Fondation Rockefeller a lancé l’«Initiative pour la prévention des pandémies», investissant 150 millions de dollars et réunissant quarante partenaires. Dans le cadre de cette initiative, on a créé l’«Institut de prévention des pandémies» qui coopère directement avec l’Organisation mondiale de la santé. En la personne du président de l’OMS, M. Ghebreysus, le réseau a un allié proche qui était déjà en contact avec lui avant sa nomination.

Tedros Adhanom Ghebreyesus a été élu président de l’OMS en mai 2017, cinq mois après que la Fondation Bill & Melinda Gates est devenue un partenaire officiel de l’OMS,13 devenant le deuxième plus grand contributeur avec une contribution annuelle de 600 millions de dollars. Tedros était controversé dès le départ, car il avait été membre du Front de libération du peuple du Tigré,14 d’obédience marxiste-léniniste, qui avait pris le pouvoir en Ethiopie en 1991. Tedros a servi le régime en tant que ministre de la Santé à partir de 2005 et en tant que ministre des Affaires étrangères entre 2012 et 2016. En tant que ministre de la Santé, il a dissimulé d’importantes épidémies de choléra, touchant principalement les régions oromo, une minorité ethnique réprimée par le Front démocratique révolutionnaire.

Lorsque Tedros a été nommé président de l’OMS, les Ethiopiens ont protesté avec le slogan «Tedros a menti et des gens sont morts». Tedros a révélé ses liens avec des régimes dictatoriaux peu après son investiture lorsqu’il a tenté de nommer le dictateur zimbabwéen Robert Mugabe ambassadeur de bonne volonté de l’OMS.

M. Ghebreyesus avait des liens avec la Fondation Bill et Melinda Gates et la Fondation Clinton lorsqu’il était ministre éthiopien de la Santé. Parmi les principaux donateurs de la Fondation Clinton15 figurent la Fondation Gates et le «Children’s Investment Fund» du gestionnaire de fonds spéculatifs Christopher Hohn,16 également donateur de la Fondation Gates.

La Fondation Gates et le «Children’s Investment Fund» sont tous deux partenaires du géant pharmaceutique Pfizer. Ce lien est également important pour la genèse du traité de l’OMS sur les pandémies et les changements prévus dans les directives internationales en matière de santé. M. Ghebreyesus a créé le «Groupe indépendant pour la préparation et la réponse à la pandémie»17 (IPPPR) chargé de rédiger la proposition, dont la présidente est l’ancienne présidente du Liberia, Ellen J. Sirleaf. Elle est également étroitement liée au réseau. En 2017, Mme Sirleaf s’est retrouvée sous le feu des critiques lorsque son nom est apparu dans les «Paradise Papers», une liste de politiciens corrompus ayant transféré leur argent à l’étranger par le biais de sociétés offshore.

Un an plus tard, Mme Sirleaf a créé la Fondation Ellen J. Sirleaf pour promouvoir «l’égalité des sexes». Le conseil d’administration de la fondation18 comprend Jamie Cooper, l’ex-femme du gestionnaire de fonds spéculatifs Christopher Hohn et cofondatrice de la «Children’s Investment Fund Foundation». En 2020, la Fondation Ellen Sirleaf a reçu une subvention de 250 000 dollars de la Fondation Rockefeller.

L’année suivante, la Fondation Bill & Melinda Gates19 a promis une subvention d’un million de dollars pour les deux années à venir. A la fin de l’année, sous sa direction, l’IPPPR a présenté des propositions qui s’alignaient sur celles des principaux donateurs de sa fondation. On y lit: «Le groupe d’experts estime que le système international a besoin d’une transformation fondamentale pour prévenir les pandémies futures.» L’objectif est de «renforcer les engagements juridiques et les normes». Sur la base des recommandations du «groupe indépendant»,20 l’Assemblée de la santé de l’OMS a décidé, en décembre 2021, d’entamer des négociations sur les instruments de préparation aux pandémies, tels qu’un traité sur les pandémies et des modifications des réglementations sanitaires mondiales.

Ce sont ces personnes et ces organisations qui ont fait avancer de manière significative l’initiative actuelle en faveur d’un traité sur les pandémies et d’une modification des règlements sanitaires mondiaux. C’est entre leurs mains que nous remettons notre destin. Il est prévu qu'ils aient le droit de décider de notre liberté, de nos droits civils et de notre santé.

Contrairement à ce qui s’est passé lors de la conférence Covid-19, les parlements démocratiques ne décideront plus des mesures à prendre en cas de pandémie et des mandats de vaccination. Les gouvernements démocratiquement élus ne seront pas tenus de rendre des comptes.

Les politiques nationales et internationales en matière de pandémie seront uniquement déterminées par les milliardaires verts et leurs fondations privées, ainsi que par les intérêts pharmaceutiques et financiers.

Pour protéger les droits fondamentaux et civils et préserver notre démocratie, il est nécessaire d’empêcher la ratification du traité sur les pandémies et en particulier les changements apportés aux réglementations internationales en matière de santé, en utilisant tous les moyens légaux et parlementaires.

* Beatrix von Storch, née en 1971, est une femme politique et une avocate allemande. Depuis octobre 2017, elle est membre du Bundestag allemand et l’une des cinq vice-présidentes du groupe parlementaire «Alternative für Deutschland» AfD-Bundestag. Elle est en outre membre de la commission du Bundestag pour le numérique et membre suppléante de la commission pour la famille, les seniors, les femmes et la jeunesse. Elle a été porte-parole fédérale adjointe de l’AfD de décembre 2019 à juin 2022. Elle a été députée européenne de 2014 à 2017 et membre du groupe anti-UE Europe de la liberté et de la démocratie directe (EFDD) d’avril 2016 à 2017. Avec son mari Sven von Storch, elle s’engage également dans le journalisme.

Source: https://www.thegatewaypundit.com/2023/09/receipts-how-who-gates-blackrock-want-take-world/, 20 septembre 2023. (Reproduction avec l'aimable autorisation de l'auteur.)

(Traduction «Point de vue Suisse»)

1 https://www.who.int/news-room/questions-and-answers/item/pandemic-prevention--preparedness-and-response-accord

2 https://www.nbcnews.com/id/wbna30851839

3 https://en.wikipedia.org/wiki/Rajiv_Shah

4 https://www.forbes.com/sites/susanadams/2021/05/12/bloomberg-adds-to-3-billion-in-johns-hopkins-gifts-150-million-to-boost-doctoral-student-diversity/?sh=6d51a7c12d78

5 https://www.rockefeller.edu/news/455-rockefeller-joins-pfizers-global-centers-for-therapeutic-innovation/

6 https://coronavirus.jhu.edu/

7 https://www.reuters.com/article/us-maryland-lawsuit-infections/johns-hopkins-bristol-myers-must-face-1-billion-syphilis-infections-suit-idUSKCN1OY1N3

8 https://www.theguardian.com/business/2010/dec/09/wikileaks-cables-pfizer-nigeria

9 https://de.statista.com/statistik/daten/studie/74113/umfrage/nettogewinn-des-pharmaunternehmens-pfizer-seit-2006/

10 https://www.nzz.ch/wirtschaft/stiftungen-wenn-philanthropie-zum-steuersparmodell-wird-ld.1635021

11 https://www.bloomberg.com/opinion/articles/2021-02-03/tedros-adhanom-ghebreyesus-and-michael-bloomberg-on-stopping-the-next-covid-19

12 https://www.gatesnotes.com/Meet-the-GERM-team

13 https://www.routledge.com/The-Gates-Foundations-Rise-to-Power-Private-Authority-in-Global-Politics/Fejerskov/p/book/9780367666750

14 https://en.wikipedia.org/wiki/Tigray_People%27s_Liberation_Front

15 https://www.theguardian.com/business/2009/jul/05/hohn-charity-donation

16 https://www.focus.de/finanzen/doenchkolumne/hoel-lenfahrt-eines-heuchlers-hedge-fonds_id_2103941.html

17 https://theindependentpanel.org/panel-members/

18 https://ejscenter.org/our-team/

19 http://www.gatesfoundation.org/about/committed-grants/2021/02/inv027063

20 https://recommendations.theindependentpanel.org/main-report/05-the-independent-panel/#:~:text=The%20Independent%20Panel%27s%20recommendations%20for,the%20impact%20of%20a%20pandemic

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