L'Europe va-t-elle rater le train de l'avenir?

Les relations internationales vont-elles bientôt s’organiser sans l'Europe?

par Ralph Bosshard*

(17 juillet 2026) Une offensive diplomatique des pays eurasiens est actuellement en cours, visant à mettre en œuvre l'«Initiative pour la gouvernance mondiale» chinoise et la «Charte pour la sécurité de l'Eurasie» biélorusse.

Ralph Bosshard.
(Photo mt)

Après les vacances d’été, les choses pourraient s’accélérer et l’Europe risque d’être reléguée au rang de simple spectateur. Les diplomates chinois et biélorusses vont-ils bientôt régler les conflits pressants de notre époque?

Il y a quelques jours, le gouvernement chinois a présenté, sous le titre «Une gouvernance mondiale plus juste et plus équitable: principes, propositions et actions de la Chine», le dernier livre blanc consacré à son Initiative pour la gouvernance mondiale (GGI), qui se veut une approche chinoise visant à réformer et à améliorer le système de gouvernance mondiale sous l’égide des Nations Unies.1

Lancée en 2025 par le président Xi Jinping, l’Initiative pour la gouvernance mondiale bénéficie désormais du soutien de près de 160 pays et organisations.2 Du point de vue chinois, le moment est donc venu de présenter ce document à l’Assemblée générale des Nations Unies.3

Conférences de Minsk sur la sécurité: vers une nouvelle architecture
de sécurité. (Photo www.belta.by)

Une action concertée?

Ce n’est sans doute pas un hasard si le ministre biélorusse des Affaires étrangères, Maxim Ryzhenkov, a accordé il y a quelques semaines une interview au journal indonésien Jakarta Globe,4 dans laquelle il a fait la promotion de la «Charte eurasienne de la diversité et de la multipolarité au XXIe siècle», qu’il avait placée au cœur de la Conférence de Minsk sur la sécurité en octobre dernier. La conférence elle-même et l’idée d’une charte remontent déjà aux prédécesseurs de Ryzhenkov, Vladimir Makei et Sergei Aleinik.5

Les initiatives eurasiennes gagnent encore en actualité ces jours-ci grâce à l’action de médiation de deux participants à la Conférence de Minsk sur la sécurité, à savoir le Qatar et le Pakistan, dans le conflit opposant les Etats-Unis, Israël et l’Iran; ces pourparlers ont certes eu lieu au Bürgenstock, en Suisse, mais ce sont les deux médiateurs qui ont pu en déterminer le contenu.6 Le Qatar et le Pakistan avaient déjà été représentés par leurs ambassadeurs lors des précédentes conférences internationales de Minsk sur la sécurité eurasienne et avaient clairement indiqué qu’ils participeraient aux discussions multilatérales sur la conception d’une nouvelle architecture de sécurité et d’un dialogue dans l’espace eurasien qui n’exclurait personne.7

L’engagement de Pékin en faveur des pays du Sud

L’Initiative pour la gouvernance mondiale représente une approche chinoise visant à réformer et à améliorer le système de gouvernance mondiale, en accordant un rôle central aux Nations Unies.8 Elle est une réponse à une période de crises profondes. Parmi les problèmes majeurs figurent, d’une part, les crises géopolitiques, telles que le conflit en Ukraine qui en est désormais à sa cinquième année, les conflits persistants au Proche-Orient ainsi que la fragmentation économique.

L’unilatéralisme, le protectionnisme et le découplage nuisent au commerce mondial, si bien que près de 80% des Objectifs de développement durable des Nations Unies pour 2030 stagnent, voire enregistrent des reculs. En effet, les progrès mondiaux dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030 sont actuellement jugés décevants et, dans une large mesure, insuffisants par les Nations Unies.

Dix ans après l’adoption de l’Agenda, les rapports officiels de l’ONU sur les progrès réalisés montrent que la communauté internationale est très en retard par rapport à ses objectifs. Sans une accélération massive, aucun des 17 objectifs ne sera pleinement atteint d’ici 2030. Seuls environ 35% des buts intermédiaires sont en bonne voie ou enregistrent des progrès modérés à l’échelle mondiale; environ 47% des indicateurs évoluent beaucoup trop lentement ou stagnent; et 18% des objectifs affichent même un recul: la situation est aujourd’hui pire qu’en 2015, année de référence.9

Selon Pékin, cela s’explique notamment par une politique de puissance quasi effrénée et la formation de blocs exclusifs qui prennent le pas sur le droit international. En outre, certains pays industrialisés bloquent les réformes nécessaires au sein de l’ONU, du FMI et de la Banque mondiale, ce qui fait que les pays du Sud restent fortement sous-représentés. La Chine se positionne comme un acteur proactif en réclamant de nouvelles règles dans les domaines de l’intelligence artificielle, du cyberespace, des grands fonds marins et de l’espace. Pékin met également en avant son rôle de médiateur entre l’Arabie saoudite et l’Iran, ainsi qu’entre les factions palestiniennes. Mais pour Pékin, ce sont les questions économiques et de développement qui occupent le devant de la scène: la poursuite de la Belt and Road Initiative (BRI), de la Global Development Initiative (GDI) et, plus généralement, le soutien au pays du Sud.

Mauvaises notes pour la domination occidentale

Les déclarations du ministre biélorusse des Affaires étrangères, M. Ryzhenkov, vont dans le même sens et peuvent être interprétées comme une transposition régionale de ce que le document chinois préconise à l’échelle mondiale. Il tire un bilan sans concession de ces 35 années de domination occidentale qui ont suivi l’effondrement du «bloc de l’Est» et de l’Union soviétique: un développement prospère et indépendant des pays eurasiatiques aurait toujours été entravé par l’ingérence d’acteurs extérieurs.

Or, cela aurait commencé bien avant, plus précisément dès les débuts de la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE) au début des années 1970, jusqu’aux stratégies de domination américaines après la Guerre froide. Le conflit actuel au Proche-Orient en 2026 confirme tragiquement cette hypothèse et constitue la preuve la plus récente que les puissances extérieures ne sont pas en mesure de gérer la sécurité eurasienne. En effet, l’UE et l’OTAN n’ont à ce jour pas apporté la preuve du contraire.

Les schémas de la «gestion de crise» occidentale ont toujours été les mêmes: interprétations partiales du droit international, mépris de l’ONU, interventions unilatérales, puis tentatives infructueuses visant à instaurer un statu quo apaisé, en raison d’une méconnaissance des réalités locales.10

Les architectes de cette politique n’ont tiré aucune leçon des crises et des guerres dans les Balkans, en Irak, en Afghanistan et en Ukraine. Les Etats eurasiens ne peuvent en réalité en tirer qu’une seule conclusion: l’Eurasie ne doit en aucun cas compter sur des garants externes de la sécurité, mais a un besoin urgent de solutions propres aux problèmes eurasiens. Le fait que le Qatar et le Pakistan jouent désormais avec succès le rôle de médiateurs dans la guerre en Iran a sans doute suscité une grande satisfaction à Minsk.

L’Europe doit chercher son avenir dans une action coopérative au sein de l’Eurasie, exige Ryzhenkov. Jusqu’à présent, seule une minorité d’Etats européens s’est toutefois fait représenter à la conférence de sécurité de Minsk: la Hongrie, la Serbie et la Suisse. Si l’Europe continue de se tenir à l’écart des négociations, elle n’aura plus son mot à dire dans la définition des futures règles du continent. Cela pourrait s’avérer extrêmement important d’ici quelques années seulement, car Ryzhenkov laisse entrevoir la création d’une nouvelle institution qui pourrait bien supplanter très prochainement l’Organisation pour la sécurité et la coopération (OSCE).

On ignore encore où sera établi le siège du secrétariat d’une nouvelle Conférence sur la sécurité et la coopération en Eurasie. Mais à Vienne, Varsovie, La Haye et Copenhague, on imagine avec inquiétude ce que cela signifie pour l’OSCE.11 Celle-ci a échoué parce qu’elle a été instrumentalisée par les Etats occidentaux.

L’un des grands objectifs de Ryzhenkov consistera à établir sa nouvelle organisation en tant qu’organisation régionale de sécurité au sens de la Charte des Nations Unies. Le processus de négociation officiel devrait débuter dès septembre prochain, lors de la 81e Assemblée générale des Nations Unies à New York. Un texte définitif devrait être adopté lors d’un sommet réunissant les chefs d’Etat et de Gouvernement eurasiens avant la fin de l’année 2027.

Des idées communes – des niveaux différents

Sur le fond, en comparant les déclarations des Chinois et des Biélorusses, on pourrait presque parler d’une ligne d’argumentation commune, bien qu’à des niveaux différents. Les points communs sont la critique d’un ordre dominé par l’Occident, la multipolarité comme principe directeur, la primauté de la souveraineté, le rejet de la confrontation entre blocs, ainsi que la sécurité en tant que mission commune et indivisible.

Alors que la Chine esquisse une vision globale de l’ordre mondial, Ryzhenkov se concentre sur le continent eurasien. Des points de vue divergents se dessinent également quant au rôle des Nations Unies: la Chine les considère comme étant au cœur du système et réclame expressément le maintien d’un système centré sur l’ONU ainsi qu’un renforcement de cette dernière, qui aurait besoin d’une réforme.

La nature de cette réforme risque de susciter de nouvelles inquiétudes dans les capitales d’Europe occidentale, et notamment à Berlin, car il est prévisible que la prétention de l’Allemagne à un siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU se heurtera à l’opposition de nombreux Etats asiatiques et africains qui, du fait de leur population et leur puissance économique croissante, ont au moins un droit équivalent à un tel siège.

Le moment est donc particulièrement mal choisi puisque l'Allemagne vient de subir un revers cuisant lors de l'élection qui s'est récemment tenue pour l'un des dix sièges non permanents au Conseil de sécurité de l'ONU.12

Un calendrier serré à l’automne

Il ne fait guère de doute que la Chine, la Biélorussie et la Russie se sont concertées au sujet de ces initiatives, ce qui contredit à lui seul les informations relayées par les médias germanophones, selon lesquelles un désaccord aurait surgi entre ces Etats.

Si à l’automne prochain à l’ONU, les propositions chinoises et biélorusses trouvent réellement l’écho que Pékin et Minsk espèrent actuellement, alors les trois quarts des Etats du monde adhéreront aux règles qui s’appliquent pour l’instant aux relations entre les Etats eurasiens, mais qui feront l’objet de discussions en tant que principes d’un nouvel ordre mondial. Les Etats d’Eurasie auraient alors, en l’espace d’à peine trois ans, renversé les rapports de force mondiaux, et l’Europe occidentale serait alors la seule région où s’appliquerait encore «l’ordre fondé sur des règles», dont personne ne sait encore vraiment ce qu’il signifie concrètement. Et si les nouveaux Eurasiens y parvenaient, il serait peut-être temps de ressortir du tiroir le plan de paix chinois pour l’Ukraine datant de 2023.13

Après les vacances d’été, le calendrier sera très serré: pendant les négociations à l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre, l’Occident pourra continuer à faire preuve d’arrogance, à se tenir à l’écart des négociations, à boycotter la Quatrième conférence sur la sécurité de Minsk en novembre et à regarder comment il se fait encercler par un nouvel ordre mondial.

Ou alors, il pourra se raviser en octobre et assurer une représentation adéquate à Minsk. La liste des participants à la Quatrième conférence sur la sécurité de Minsk montrera dans quelle direction les choses évoluent.

* Ralph Bosshard, lieutenant-colonel d’état-major, a été officier de carrière dans l’Armée suisse, notamment formateur à l’Ecole d’état-major général et chef de la planification des opérations au sein de l’état-major de conduite de l’armée. Après avoir suivi une formation à l’Académie de l’état-major général de l’armée russe à Moscou, il a occupé les fonctions de conseiller militaire spécial auprès du représentant permanent de la Suisse auprès de l’OSCE, d’officier supérieur de planification au sein de la Mission spéciale d’observation en Ukraine et d’officier des opérations au sein du Groupe de planification de haut niveau de l’OSCE. Dans la vie civile, Ralph Bosshard est historien (maîtrise, Université de Zurich).
Voir aussi: https://www.schweizer-standpunkt.ch/news-detailansicht-fr-schweiz/a-propos-de-la-dependance-des-systemes-d-armes-etrangers.html
https://swiss-standpoint.ch/news-detailansicht-fr-schweiz/services-de-mediation-neutre-ou-entree-en-guerre.html

Source: https://globalbridge.ch/verpasst-europa-den-zug-in-die-zukunft/, 26 juin 2026

(Traduction «Point de vue Suisse»)

1. Cf. «More Just and Equitable Global Governance: China’s Principles,Proposals and Actions», sur le site du Conseil d’Etat chinois, 17 juin 2026, disponible en ligne à l’adresse https://english.www.gov.cn/archive/whitepaper/202606/17/content_WS6a326192c6d00ca5f9a0bab7.html.

2. Ce chiffre a été avancé par le ministère chinois des Affaires étrangères et des médias proches du gouvernement. Cf. «Ministère chinois des Affaires étrangères: l’initiative de gouvernance mondiale élargit la voie pratique vers la création d’une communauté de l’humanité partageant un avenir commun», sur CGTN, 17 juin 2026, disponible en ligne: https://german.cgtn.com/2026/06/17/ARTI1781689273246277.
«Qu’est-ce qui explique la vitalité de l’initiative de gouvernance mondiale?», ibid., 18 juin 2026, disponible en ligne: https://german.cri.cn/2026/06/18/ARTI1781748976172497.
A l’échelle mondiale, 60 Etats souhaitent promouvoir activement cette initiative.

3. Cf. Bill Jones: La Russie et la Biélorussie présenteront un appel en faveur d’une Charte eurasienne lors de la prochaine Assemblée générale de l’ONU, in Executive Intelligence Review, 22 juin 2026, disponible en ligne à l’adresse https://eir.news/2026/06/news/russia-and-belarus-to-present-a-call-for-eurasian-charter-at-upcoming-un-general-assembly/.

4. Cf. Maxim V. Ryzhenkov: Une Charte eurasienne de la diversité et de la multipolarité au XXIe siècle, in Russia in Global Affairs n° 4, octobre/décembre 2025 2025, 1er août 2025, disponible en ligne à l’adresse https://eng.globalaffairs.ru/articles/eurasia-multipolarity-ryzhenkov/.
Cf. «Интервью Министра иностранных дел Беларуси М. Рыженкова индонезийскому изданию The Jakarta Globe» (Entretien du ministre des Affaires étrangères biélorusse M. Ryzhenkov avec le journal indonésien The Jakarta Globe), sur le site web du ministère biélorusse des Affaires étrangères, disponible en ligne à l’adresse https://www.mfa.gov.by/press/smi/c371ad208f393e2f.html, en russe.
Cf. également «Q&A: Le ministre des Affaires étrangères biélorusse Maxim Ryzhenkov s'exprime sur la construction d'un système de sécurité eurasien multipolaire», dans The Jakarta Globe, 21 mai 2026, disponible en ligne: https://jakartaglobe.id/news/qa-belarus-fm-maxim-ryzhenkov-on-building-a-multipolar-eurasian-security-system.

5. Cf. «L’Europe en crise – l’heure est à la modestie», dans Global Bridge, 3 décembre 2023, disponible en ligne à l’adresse https://globalbridge.ch/europa-in-der-krise-es-ist-zeit-fuer-bescheidenheit/. Cf. «Deuxième conférence eurasienne sur la sécurité à Minsk face à la quête persistante de domination militaire des Etats-Unis» dans Zeitfragen n° 2, janvier 2025, disponible en ligne à l’adresse https://www.zeit-fragen.ch/archiv/2025/nr-2-21-januar-2025/zweite-eurasische-sicherheitskonferenz-in-minsk-angesichts-anhaltenden-strebens-der-usa-nach-militaerischer-dominanz.
«Conférence de Minsk sur la sécurité: donnons une chance aux pragmatiques!», dans Global Bridge, 9 novembre 2025, disponible en ligne à l'adresse https://globalbridge.ch/minsker-sicherheitskonferenz-den-pragmatikern-eine-chance-geben.
«Il est grand temps d'opérer un changement de paradigme», dans Zeitfragen n° 26, décembre 2025, disponible en ligne à l’adresse https://www.zeit-fragen.ch/archiv/2025/nr-26-9-dezember-2025/hoechste-zeit-fuer-einen-paradigmenwechsel.

6. Cf. Philipp Scholkmann: Entretiens au Bürgenstock; «L’Iran et les Etats-Unis posent les bases de négociations – l’essentiel», sur SRF, 22 juin 2026, disponible en ligne à l’adresse https://www.srf.ch/news/international/nahost/gespraeche-auf-dem-buergenstock-iran-und-usa-legen-grundstein-fuer-verhandlungen-das-wichtigste.
«Actualités en bref: Signaux positifs lors des discussions entre les Etats-Unis et l’Iran», sur Deutsche Welle, 22 juin 2026, disponible en ligne à l’adresse https://www.dw.com/de/news-kompakt-positive-signale-bei-usa-iran-gespraechen-schweiz-wahlen-kolumbien-aethiopien-hitze/a-77652198.

7. Voir «Делегации более 40 государств и 7 международных организаций примут участие в конференции по евразийскойбезопасности в Минске» (Des délégations de plus de 40 pays et de sept organisations internationales participeront à la conférence sur la sécurité eurasienne à Minsk), sur le site de l’agence de presse biélorusse Belta, 27 octobre 2025, disponible en ligne à l’adresse https://belta.by/politics/view/delegatsii-bolee-40-gosudarstv-i-7-mezhdunarodnyh-organizatsij-primut-uchastie-v-konferentsii-po-745219-2025/, en russe.
Voir également «Participation du chargé d’affaires aux activités de la 3e Conférence internationale de Minsk sur la sécurité eurasienne», sur le site de l’ambassade du Qatar en Biélorussie, 28 octobre 2025, disponible en ligne à l’adresse https://minsk.embassy.qa/en/media/news/detail/1447/05/08/ participation-of-chargé-d%27affaires-in-the-activities-of-the-3rd-minsk-international-conference-on-eurasian-security.
«Итоги III Минской международной конференции по евразийской безопасности : взгляд молодых аналитиков» (Résultats de la IIIe Conférence internationale de Minsk sur la sécurité eurasienne: le point de vue des jeunes analystes), sur le site web de desБелорусский институт стратегических исследований БИСИ (Institut biélorusse d’études stratégiques), 4 novembre 2025, disponible en ligne https://bisr.gov.by/uchastie-v-meropriyatiyakh/itogi-iii-minskoy-mezhdunarodnoy-konferencii-po-evraziyskoy-bezopasnosti, en russe.
Cf. «Ambassador Joins II Eurasian Security Conference in Minsk» sur le site de l’ambassade du Pakistan à Minsk, disponible en ligne à l’adresse https://mofa.gov.pk/press-releases/ambassador-joins-ii-eurasian-security-conference-in-minsk?mission=minsk.

8. Voir le document de réflexion sur le site du ministère chinois des Affaires étrangères: «Document de réflexion sur l’initiative de gouvernance mondiale» du 1er septembre 2025, disponible en ligne à l’adresse https://www.fmprc.gov.cn/eng/xw/wjbxw/202509/t20250901_11699912.html.
Cf. Gu Bin: The Global Governance Initiative and New Multilateralism, dans China-US Focus, 9 octobre 2025, disponible en ligne à l’adresse https://www.chinausfocus.com/foreign-policy/the-global-governance-initiative-and-new-multilateralism. Azhar Azam: Global Governance Initiative lays groundwork for inclusive global system, dans China’s Diplomacy in the New Era, 18 septembre 2025, disponible en ligne https://en.chinadiplomacy.org.cn/2025-09/18/content_118084927.shtml.

9. Cf. «Rapport 2025 sur les objectifs de développement durable» des Nations Unies sur leur site web, disponible en ligne à l’adresse https://www.un.org/german/sites/default/files/2025-12/SDG-Bericht-2025.pdf.
Voir également «Une vision positive de l’avenir pour tous» sur le site de la Société allemande pour les Nations Unies, 13 février 2024, disponible en ligne https://dgvn.de/meldung/eine-positive-zukunftserzaehlung-fuer-alle. «Réduction de la pauvreté et des inégalités dans l’Agenda 2030», publié par la Société allemande pour la coopération internationale, disponible en ligne https://www.giz.de/de/projekte/reduzierung-von-armut-und-ungleichheit-der-agenda-2030.

10. L’auteur a participé à de nombreux exercices organisés dans des académies et des postes de commandement de l’OTAN et de l’UE, consacrés à cette forme de gestion de crise.

11. Outre le Secrétariat de l’OSCE et les instances décisionnelles centrales (telles que le Conseil permanent et le Forum pour la coopération en matière de sécurité), le Bureau du Représentant pour la liberté des médias est également situé à Vienne. Le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme (BIDDH) a son siège à Varsovie, tandis que l’appareil du Haut-Commissaire pour les minorités nationales (HKNM) à La Haye. Le siège de l’Assemblée parlementaire de l’OSCE (AP OSCE) se trouve à Copenhague. Cf. le site Internet de l’OSCE à l’adresse https://www.osce.org/de/node/108302.

12. Lors de l’élection récente des nouveaux membres non permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, l’Allemagne a manqué de loin la majorité des deux tiers requise. Il s’agissait d’une première: pour la toute première fois, l’Allemagne a échoué dans sa candidature à l’un des sièges non permanents du Conseil de sécurité de l’ONU. Jusqu’à présent, elle avait toujours réussi à y entrer chaque fois qu’elle s’était portée candidate. Voir «L’Allemagne échoue aux élections au Conseil de sécurité de l’ONU», sur le site des Nations Unies, en ligne à l’adresse https://unric.org/de/deutschland-scheitert-bei-wahl-in-un-sicherheitsrat/. Konstantin Furrer: «L’Allemagne essuie un échec retentissant aux élections au Conseil de sécurité de l’ONU», dans Deutsche Presse-Agentur, 4 juin 2026, disponible en ligne https://www.20min.ch/story/new-york-deutschland-scheitert-krachend-bei-wahl-zu-un-sicherheitsrat -103576890. Hansjürgen Mai :Election pour un siège au Conseil de sécurité de l’ONU. Pas de place pour l’Allemagne, sur taz.de, 3 juin 2026, en ligne à l’adresse https://taz.de/Wahl-um-Sitz-im-UN-Sicherheitsrat/!6184085/. «L'Allemagne échoue pour la première fois aux élections au Conseil de sécurité de l'ONU», dans Die Zeit, 3 juin 2026, disponible en ligne à l'adresse https://www.zeit.de/politik/ausland/2026-06/oesterreich-in-den-un-sicherheitsrat-gewaehlt-deutschland-scheitert. «L'Allemagne échoue pour la première fois aux élections au Conseil de sécurité de l'ONU», dans la Frankfurter Allgemeine, 3 juin 2026, disponible en ligne à l'adresse https://www.faz.net/aktuell/politik/ausland/deutschland-scheitert-bei-wahl-zu-un-sicherheitsrat-200895640.html.

13. Cf. «Pékin prend l'initiative dans le conflit ukrainien», dans Global Bridge, 27 février 2023, disponible en ligne à l'adresse https://globalbridge.ch/peking-ergreift-die-initiative-im-ukraine-konflikt/.

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